Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 09:50

Tu croyais que je ne reviendrais plus jamais, cher lecteur? Je suis tout de meme fidèle, ne l'oublies pas! Pour rien au monde je ne t'aurais abandonné. Plusieurs mois se sont écoulé depuis ma dernière apparition. J'ai évolué. Vous aussi (du moins, je le souhaite de tout coeur!) . Le chemin est moins étroit, il est beaucoup plus clair. La saison morte fait son entrée. Je ne peux renier ma peur vis-à-vis cette mystérieuse malédiction, cette redoutable folie intérieure. Elle était enchainée depuis plusieurs mois déjà et je sens ses effets secondaires bouillonner à l'intérieur. Ceci est officiellement la 2eme saison morte dévoilée au grand jour, enfin.. partiellement. Pardonnes moi pour mon exibitioniste douteux mais si ça ne te plait pas, tu sais ce qu'il te reste à faire..


....



Oh! Tu es encore là? Splendide! Merci de ta présence, que ça te fasse sourire, que ça te couvre de mépris ou que tu ris de moi, peut importe! Juste de savoir que tu lis ces lignes me remplissent le coeur de joie. Car j'ai réussi à ne pas te laisser indifférent, d'une manière ou d'une autre. MERCI! Alors, es tu pret? Non? Tu peux encore partir tu sais, je ne suis pas cruelle. Tu es libre après tout. 



....




Toujours là? Décidément, tu es tenace! J'adore! Cher lecteur, prépares toi à vivre avec moi l'évolution de la saison morte. Nul besoin de carte, ça n'existe pas ici, il faut seulement foncer vers l'inconnu. Après tout, c'est les itinéraires qui rendent fou. Il vaut mieux avancer sans se poser de questions, d'accord? Oh non, en fait, il faut s'en poser. Pour ne pas répéter les leçons que nous apprendrons ensemble en court de route. Il faut quand meme cueillir les fruits de nos actes et à ce qu'on dit, plus ils sont pourris, plus ils sont fertiles. Alors ceux là, gardons les précieusement. Ne t'inquiètes pas, on finit par s'habituer à l'odeur et à un certain moment, ils deviennent des graines qui font pousser des arbres encore plus fort.Tu n'es pas patient? Je m'excuse de te contredire mais la patience est le plus important lorsqu'on fait pousser nos arbres. Et le résultat est tellement savoureux! Un jour, ses fruits pourriront à leur tour mais ils rebourgeonneront. C'est ça qui est merveilleux avec le cycle de la nature et de la vie. Tout ce qui meurt renait et de plus en plus fort. Et ça, j'espère que tu ne l'oublieras jamais dans tes moments de détresse. À part ça hmm.. de quoi as tu besoin pour ce périple? À toi décider ce que tu apportes et ce que tu laisses derrière pour le petit moment que tu me consacreras. Bien sur, je ne peux m'empecher de te suggèrer d'apporter la musique que tu aimes. Elle mérite grandement sa place ici. Bon, passons aux choses sérieuses maintenant. Sois patient, je reviens bientot. Et crois moi, tu ne le regretteras pas.

 



Publié dans : A toi, lecteur..
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 06:44
Maintenant, vous savez pourquoi ce blog est presque mort..

 

J’ai gravé ton nom sur un arbre à l’écorce tendre

J’ai montré ma passion envers toi à cœur ouvert

J’ai craché tout l’air de mes poumons, peux tu l’entendre

Toi, qui fait pomper le sang à travers mes vers

 

Les cicatrices ressortent par dessus les frissons

Le poil s’hérisse, l’excitation bouillonne à travers ma chair

Mon cœur bat que pour cette magnifique passion

Celle qui rend le mal plus pur et ma folie plus claire

 

Mes pupilles s’élargissent en l’espace d’un court instant

Les fleurs s’épanouissent, l’aiguille des secondes recule

Une marée d’oiseaux s’envolent en cette nuit de printemps

Tout devient fascinant, même l’existence la plus ridicule

 

Je me souviendrai toujours de ce sentiment de force

Où tu me permettais de ne faire qu’un avec toi

Que les monstres restent doux quand le destin se corse

La lumière qui réchauffe les cœurs les plus froids

 

Depuis un temps beaucoup trop long tu m’as quitté

Je voyage dans tout les coins de mon cerveau

En espérant te retrouver entre deux souvenirs oubliés

Pour animer les larmes qui vont directement au caniveau

Inspiration, reviens animer mes pulsions endormies

Réveiller les squelettes asséchés avec le temps

Fait fuir le syndrome de la page blanche, l’ennemi

Du poète qui a besoin de toi pour se sentir vivant

..Asti que ça me manque =(

Par Ariane - Publié dans : Poèmes divers
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Mardi 22 mai 2007 2 22 /05 /Mai /2007 14:19

Cette guerre est pour toi, mon cher ami.

Allez, admire les cerveaux humains qui éclatent

Regarde les tomber sur leurs genoux

Sens de plus en plus la mort t’enivrer

Entourer tes moindres pensées

Prendre possession de ton corps

 

 

 

Après l’hiver arrive le printemps

On l’attend et peu à peu on le sent

L’odeur n’est plus terne et froide

La nature qui était morte et sereine

Était enfin prête à reprendre vie

A afficher de nouvelles couleurs

 

 

 

Mais l’herbe devient de la terre

Car le sang le caresse du bout des doigts

Constamment, Démentiellement, Passionnément

Il l’embrasse jusqu’à ce qu’il entre en lui

Le détruire jusqu’au dernier petit brin

En même temps que le vent me désagrège

 

 

 

Que les caillots bloquent mes artères

Que mes yeux s’assèchent jusqu’à en craquer

Que mon corps démembré gît sur le sol

Pour avoir participé à cette guerre

Jusqu’à ce que mon être soit disparu

Maintenant mon cher ami, regarde moi mourir..

Par Ariane - Publié dans : Textes.. N'importe quoi
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Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /Mai /2007 08:13

Raoul est un chauffeur de taxi depuis de quelques années. D’origine haïtienne, il a quitté son pays natal il y a environ 5 ans pour s’installer à Montréal avec sa famille. Un soir, une jeune fille dans le début vingtaine l’approcha. Elle avait un énorme cahier dans ses mains avec un crayon. Elle se mit à écrire sur une des pages et montra ce qu’il est écrit à Raoul :

 

" Bonjour monsieur, pouvez vous m’ amener au coin de Bourbonnière et Rachel s’il vous plait ".

 

Il lui répondit qu’elle pouvait monter. Elle s’installa sur la banquette arrière et il partit vers destination. Le trajet allait quand même être long et il commençait à être tard alors il pensa parler un peu avec la dame qu’il amenait. Sur un feu rouge, il lui demanda :

 

-    Alors, avez vous passé une belle soirée?

 

La fille se remit à écrire rapidement et lui montra à nouveau ce qu’elle avait marqué :

 

" C’était une soirée très ordinaire, merci de vouloir en tenir compte ".

 

Raoul se tus subitement. Il n’avait pas envie de parler à un livre, sauf qu’il la trouvait troublante. Depuis qu’il travaille en tant que chauffeur, il a rencontré plein de personnes étranges. Des prostituées qui lui font des avances, du monde saouls, d’autres qui n’ont plus toutes leurs têtes.. Mais jamais une femme qui ne lui adressait pas du tout la parole, même pas pour lui dire un bonjour poli ou sa destination. Il décida de se taire jusqu’à leur arrivée et de tenter un au revoir. Ça a prit une quinzaine de minutes se rendre là bas. Il n’y avait pas du tout de trafic alors ça n’a pas été très compliqué. Il la déposa au coin de Rachel. Elle sortit un billet de 20 dollars froissé de sa poche. Il la remercia et lui demanda car c’était l’instant ou jamais :

 

-      Vous n’êtes pas très bavarde mademoiselle. Ce   n’est pas très clair avec votre cahier..

 

Elle se remit de nouveau à écrire, cependant, avec une plus grande ardeur. Comme si elle était entrain de se libérer d’un poids immense qu’elle avait sur le cœur. Elle lui montra le cahier où il était écrit en grosses lettres :

 

 

" DE TOUTE MANIÈRE, VOUS NE M’ENTENDREZ PAS! "

Par Ariane - Publié dans : Nouvelles
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Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /Mai /2007 01:43

 

Désolée pour le temps que ça a prit, j'ai un problème ces temps ci. Ça s'appelle le syndrôme de la page blanche.. =S

 

 

Je n’ai pas fermé l ‘œil de la nuit. Je suis toujours entrain de regarder par la fenêtre. Dehors, ça s’est éclairci. Les oiseaux ont commencé à voler dans le ciel et le soleil apparaît, la lune est transparente à ses cotés. J’ai encore peur à cause de la nuit dernière. Dans le fond, j’étais gelée, peut-être que je me suis totalement inventé tout ça, même si ça avait l’air si réel. Mais je veux quand même aller voir les voisins, leur demander si ils ont remarqué quelque chose, aux risques de passer pour une folle. Je met mon manteau et je sors. Je tremble un peu, je risque de me tourner vers l’endroit où était la personne rampante de la nuit dernière et je vois..

 

 

 

Non, il n’est plus là. Mais son passage a été marqué par du sang sur le sol qui forme un tapis rouge où cette personne qui était la star de la nuit a agonisé, celle qui m’a donné le plus la chienne de toute ma vie. Où est-elle présentement? C’est impossible qu’elle ait survécu! Elle ne doit pas être loin mais je ne veux pas le savoir, je ne veux pas la trouver.. Je regarde vers la maison voisine, ça semble très calme. Bon, je dois y aller, je dois me faire rassurer. Je vais sur le petit chemin en direction de la demeure nerveuse, angoissée mais tout de même calme. Tout les rideaux sont fermés, les jouets sont disparus, je reprend mon souffle et je cogne à la porte. Silence. J’arrive à distinguer de tout petits bruits de pas derrière la porte, la porte se déverrouille et s’ouvre. J’ai la petite fille d’hier soir devant moi. Ses cheveux blonds et bouclés lui cachent un peu le visage. Elle a un petit sourire timide en me regardant, elle ne semble pas habituée de voir beaucoup d’adultes. Je lui dis donc :

 

 

- Bonjour, je suis Jacynthe, je passe la fin de semaine au chalet de ta voisine Linda. Est ce que je pourrais voir tes parents?

  • C’est joli Jacynthe. Tu as le même nom que la fleur! C’est beau une fleur.

- Oui.. mais où sont tes parents?

  • Maman est partie et papa est allé la chercher, il n’était pas content.
  • Sais tu quand ils vont revenir car j’aimerais leur parler…
  • Non, je ne sais pas, je ne dois pas sortir et les attendre, ça fait longtemps déjà…

- Mais où sont-ils allés?

 

 

 

L’enfant éclata de rire ce qui alerta toute la maison. Des pas bruyants provenant du deuxième étage se firent entendre, deux garçons descendirent la rejoindre, d’environ 11 ans, des jumeaux complètement identiques, à part le fait qu’un des deux porte un chandail noir et l’autre un chandail vert. Ils regardèrent la jeune fille d’un air très sévère et elle se mit à regarder le sol, soumise.

  • (chandail noir) Combien de fois t’avons nous dit de ne pas ouvrir..
  • (chandail vert) C’est dangereux dehors, on ne peut pas toujours te couvrir..
  • Rentre à l’intérieur, attends que papa revienne avec maman
  • Et quant à vous madame, allez vous en!

 

Et ils claquèrent la porte. Je reste figée. Comment des enfants de cet âge peuvent être aussi impolis! Non, je ne suis pas rassurée, mais je retourne au chalet, je ne peux pas faire grand chose de plus. Mais criss, ça n’a aucun sens de laisser trois enfants seuls à la maison comme ça! Où la mère peut bien être partie.. En entrant au chalet, je m’allume une cigarette et je me questionne. Linda ne m’a jamais parlé de ses voisins auparavant. Pourtant, elle m’a toujours parlé de son chalet, à quel point c’est beau, tranquille et le lieu parfait pour faire de la randonnée dans les bois. Je dois avoir rêver ou je ne sais quoi hier soir mais l’attitude des deux garçons me donne l’impression que non.. Je suis tellement fatiguée, ça paraît pas que je suis en vacances.. je m’endors..

 

CRACC!

 

Je me lève d’un bond. Quelqu’un a cassé la fenêtre du salon avec quelque chose.. Je cours regarder dehors et je vois la petite fille courir vers chez elle, dévalant la côte à toute allure, comme si elle ne voulait pas se faire prendre.. Je regarde à mes pieds. Je vois un carnet rouge, quand même épais et abîmé. Je le prends et l’ouvre à la première page où il est écrit :

 

" Journal intime d’Alice Bergeron "

 

 

À suivre..

 

hehe croyez vous me voir venir.. =P J'espère que ça vous plait toujours et que vous viendrez lire la suite que je metterai bientôt. Merci à nouveau de me laisser vos impressions.

Par Ariane - Publié dans : Nouvelles
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Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /Avr /2007 01:46

Enfin mon blog est arrangé =D

 

L’âme est tellement la particule de l’univers la plus unique. La manière tiède pour se rendre en vie et s’éclaircir, ce qui fait que tout vaut la peine d’être vécu. Au départ, la vie est une immense boule d’émotions qui s’est divisé et propagé aussi rapidement que de la musique à grande intensité. L’âme illuminée qui est en feu, celle qui se retire en ayant appris quelque chose, je l’aime bien. Cette forte, mais qui est appelée, aux yeux des autres vivants, la misérable qui n’a jamais eu de chance n’est pas à part des autres.. En fait non, elle est à part des autres mais reste tout de même unie à ceux ci. Aux émotions pures jusqu’au plus haineuses, elles ont toutes rencontré des épreuves différentes les unes que les autres, le vécu fini par s’installer lentement mais brusquement. Au début, c’est dur. On a facilement de la difficulté à encaisser, on est facilement découragé. Alors s’attache le courage, celui qui est un tout petit grain de sable en nous de nos jours car maintenant, la solution magique nous tend la main. Mais certains ne la ressentent pas, ils n’en ont pas besoin.

 

 

L’âme est une série de masques pas tout à fait prêts à porter. De la personnalité, que ce soit l’âme séductrice, la destructrice, la généreuse, la bienveillante, l’hypocrite, la pessimiste l’optimiste, la provocante, la rêveuse, la seule et l’unique.. Celle qui possède des liens fraternels et des ennemis. Les âmes se divisent en camps, en petites meutes qui finissent un jour ou l’autre, par s’unir ensemble pour former des familles, des lignées, des générations, l’humanité, les êtres vivants, notre raison.. mais qui restent tout de même seule.

 

 

 

 

Oui, je pense à cet univers si complexe. Pourquoi? Je ne sais pas.. C’est juste un mystère pour moi de définir l’âme car je crois en elle, je crois que personne n’est pareil, vous le pensez sûrement aussi mais moi j’y crois au point de dire qu’aucun êtres humains ont réellement des points en commun quand on analyse profondément. Que le cerveau fait seulement fonctionner notre corps mais ne fait pas en sorte qu’on est ce que nous sommes. Qu’on est tous une petite particule qui doit seulement dépendre de soi même qui changera le cours du monde. Qui l’embellira pour certains, qui le détruira pour d’autres. Mais la seule chose qui est sûre, c’est qu’elles ont toutes une raison d’exister et qu’elles sont immortelles.

 

 

 

Par Ariane - Publié dans : Réflexions
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Mardi 17 avril 2007 2 17 /04 /Avr /2007 00:58

Par Ariane & Arianne *N n NN *

En rouge : Ariane   /   En noir : Arianne

 

Monsieur, pouvez vous me parler de l'être magique?

Celui qui ne meurt jamais

Votre bras droit principal pour votre autoportrait

Vous le soulevez précisément dans un mouvement abstrait

Cette image magnifique fait bouillonner en moi toutes ces pensées euphoriques

Ces idées oniriques causées par un trouble schizoide

Oh, mais ne vous confondez point, elles n'ont rien d'angéliques elles sont métaphysiques

Celle qui alimente les poussées d'adrénaline quand je tombe dans le vide

 

Monsieur, pouvez vous me dire où je peux le trouver?

Parce que je ne fais que reporter à demain la rencontre de son long parfum

Continuer à rester parmi les coeurs défunts

Monsieur pensez-vous encore possible à mon être de voir briller l'éclat du coeur avant la mort ?

Par Ariane - Publié dans : Poèmes divers
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /Avr /2007 20:12
Septembre 2006

 

Je me perd à travers ces nuages

Dans la machine à voyager dans le temps

Mon cœur subit un décalage

Il y coule des larmes de sang

 

 

Mes amours, mes souvenirs, mes tentations

Sont mélangées dans ce tourbillon

Car il me semble que même après l’orage

Ma perception de la vie garde la même image

 

 

Sacrée aventure terrestre

Cœur avec moins de bonheurs que de maladresses..

Par Ariane - Publié dans : Poèmes divers
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Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /Avr /2007 09:47

Jean "Deadwolf" Leclerc est un génie


Dans ma chambre ou il fait froid
1metre cinquante par trois
cinq dollars la nuit je crois
cinq dollars la nuit je crois

Je possède un lit étroit,
et une fenetre en bois
dans ma chambre ou il fait froid

la fenêtre donne sur les murs
en haut ce n'est pas le ciel
en bas ce n'est pas la cours
au loin ce n'est pas la mer,
ce n'est pas la mer

Devrai-je partir ou bien rester?
Devrai-je enfin tout laisser tomber?

Je regarde les coins de murs
et j'écoute les murmures
c'est le pays des losers
le sale pays des sans coeurs

Les bruits commencent la nuit
les bruits des désirs enfouis
les pas lourds des alcolos
et ceux discret des junkies
les bizzares toxicos
les ratés et les zéros

Devrai-je par
Devrai-je par?
Devrai-je partir ou bien rester?
Devrai-je enfin tout laisser tomber?
Devrai-je partir ou bien rester?
Devrai-je enfin tout laisser tomber?

Sur ma porte un crucifix
Où se meurt un Jésus-Christ
Dans ma chambre, moi je prie
Emmènes moi loin d'ici!

Et je rêve parfois la nuit
Que je me réveille ailleurs
J'ouvre la porte un matin
C'est un immense jardin

Une femme vient en rêve
Me visiter chaque soir
Ne me laisse pas tomber
Me dit-t-elle sans pitié

Qui est-elle je ne sais
Celle qui calmera mes cris
Celle qui bercera mes nuits
Chaque fois que je tomberai

Chaque fois que je tomberai
Chaque fois que je tomberai
Chaque fois que je tomberai

Devrai-je partir ou bien rester?
Devrai-je enfin tout laisser tomber?
Devrai-je partir ou bien rester?
Devrai-je enfin tout laisser tomber

Should I go or should I stay ..

Par Ariane - Publié dans : Textes qui m'inspirent..
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Mercredi 11 avril 2007 3 11 /04 /Avr /2007 18:56

Jacynthe Briand, 31 ans, présidente d’un organisme pour préserver l’environnement. Aime son travail, mais est toujours stressée. Le manque d’argent pour l’organisme, le manque de bénévoles, elle est sans cesse débordée et ne s’arrête jamais. Linda, une collègue, lui offrit de passer une fin de semaine à son chalet pour se reposer un peu. Quasiment de force, Jacynthe accepta l’offre pleine de générosité de sa collègue et lui promit d’enfin aller relaxer seule, chose qu’elle n’a pas fait depuis 7 ans. Allez la narration transparente s’en va, il est temps de laisser la place à cette femme qui est présentement en route vers le chalet qui changera complètement sa vie, la mieux placée pour vous raconter son histoire…

 

 

 

Comment fais Linda pour aller à ce chalet là tout un été? C’est un véritable trou perdu Ste-Anne-des-lacs! Depuis maintenant une heure, les seules choses que je vois, c’est d’énormes montagnes enneigées qui ont l’air à en faire qu’une, des arbres morts qui bourgeonnent et des rochers vandalisés où il est écrit des conneries du genre : " Élaine + Claude 1993 " Mais tout ces paysages du Nord sont magnifiques. Ce que j’aime, c’est qu’ils prennent encore soin de notre planète. Pendant le trajet, il y avait plein d’espaces où ils avaient planté de jeunes conifères… Me semble qu’ils ont assez d’arbres dans le Nord et que Montréal devrait faire pareil au lieu de polluer le Québec. Mais malgré mes valeurs, j’ai toujours préféré la ville. Oh, je vois enfin ma sortie! Après tout ce temps, je pensais que je la verrai jamais. Je suis rendu sur un chemin avec plein de bosses, de côtes, de tournants.. juste assez grand pour avoir deux voies. Je suis entourée de montagnes et de neige. Une fois de temps en temps, je vois un chalet au bord de la route ou des chemins menant à des endroits inconnus mais c’est rare. Après une demie heure, je vois enfin le petit chemin qui mène à la demeure où je me reposerai quelques jours…

 

 

 

À coté du chemin, il y a une maison avec plein de jouets d’enfants à l’extérieur, le chalet de Linda est plus sur la montagne, à environ cinq minutes en auto. Je n’ai pas d’autres voisins environnant. Je me stationne devant le chalet et j’y entre. C’est le portrait du chalet typique : Une cuisine-salon, une chambre et plein de vieux meubles. C’est parfait. De plus, avec tout le bois qui m’entoure, je suis sûre de ne pas me faire déranger. Je vide la glacière dans le frigdaire et pour la première fois depuis 7 ans, je m’assis. Je fouille dans ma sacoche, j’y sort un joint que ma nièce m’a donné pour " relaxer ". et je l’allume. Je prend une grande bouffée, je la tiens bien et je la relâche doucement. Je continue jusqu’à ce que je goûte le carton de mon paquet de cigarettes dans ma bouche et que mes lèvres brûlent. Je sens tout mes muscles se détendrent, une musique apaise mes oreilles, j’ai les paupières lourdes mais je suis bien. Je rêvasse et je ne regrette plus de prendre congé. Je pense à tout ce temps que je n’ai jamais arrêté un peu.. TABARNAK C’EST IMPOSSIBLE D’AVOIR FAIT ÇA! Enfin, du temps pour moi, c’est bien le plus beau cadeau que j’ai pu m’offrir.

 

 

 

Dehors, il commence à faire noir. On peut encore voir ce qui se passe autour mais plus loin, c’est moins évident. Je m’en vais sur le balcon. La lune qui est presque pleine est reflétée sur la neige qui couvre les arbres et une mince fumée s’évapore de chacun de mes souffles. J’entends le petit bruit discret dû au couple du vent et des branches, je les vois s’unir harmonieusement. Je m’ assois sur une marche de l’escalier et je regarde dans les bois. J’entends quelques petits craquements de pas qui s’enfoncent dans la neige, tout discrets et presque inaperçus. Je plisse les yeux en tentant de voir ce qui se passe. J’arrive à distinguer une petite silhouette, vraiment loin de moi. Elle avance à pas de souris jusqu’à un point que je ne vois pas, un arbre sûrement. Ça ressemble à un enfant, d’environ 7 ans. Les longs cheveux qui volent au vent me font conclure que c’est une petite fille. Que peut-elle bien faire dans la forêt au bon milieu de la nuit.!? Soudain, elle pousse un cri aigu perçant la sérénité nocturne. Des oiseaux s’envolent en masse, la petite fille part en courant vers la maison en bas de la côte. D’en haut, je peux voir 2 autres enfants quitter la maison, aller la chercher et la ramener à l’intérieur d’une manière autoritaire.

 

 

 

Quand ils sont rentré, un des enfants claquent la porte, ce qui produit de gros échos partout autour de moi et de nombreux de pas précipités dans les bois… sûrement des petits animaux. Mais je suis intriguée. Je me lève et je commence à me rendre vers l’endroit où la petite fille est allé. Les troncs des arbres sont très longs et espacés entre eux alors je n’ai aucune difficulté à m’y promener. Seulement le fait que ce soit en pente et la quantité de neige me complique un peu la tâche. J’avance… j’avance… il n’y a plus aucune lumière à part la lune, j’ai de la difficulté à voir. Je me sens observée, c’est bizarre mais je n’arrive pas à distinguer la moindre présence près de moi. Et je l’entendis, un grognement. Un grognement d’agonie et de rage, indescriptible. Je n’arrive même pas à savoir si c’est un humain ou un animal. La peur m’envahit en même temps que la tentation d’aller plus loin, de résoudre le mystère. J’entends des branches craquer pas très loin de moi et des bruits de pas qui s’approchent. Je respire très fort, comme si j’avais couru des kilomètres, je ne contrôle plus mon souffle. Les pas sont de plus en plus près, je commence à ressentir une présence inconnue, un nouveau souffle se mêle au mien. Non, maintenant je n’ai plus peur, c’est la terreur qui prend le dessus. Je m’apprête à partir en courant vers le chalet quand je le sentis. Sa main qui attrape ma cheville fortement, qui veut m’empêcher de partir. Cette personne couchée au sol qui me voit mais que je n’arrive pas à distinguer. La terreur, la frayeur, la démence.. je n’ai plus de mots criss. Je lui écrase la main de mon autre pied et je cours. Je l’entends se lamenter mais je ne m’arrête pas et je rentre au chalet et je colle mon visage dans la fenêtre. Quinze minutes plus tard, je distingue une silhouette rampante sortir des bois. Un humain qui ne semble pas avoir tout ses morceaux, faible. En voyant que je l’observe, elle lève la tête, me fixe brièvement et s’en retourne avec difficulté dans les bois. Je n’arrive pas à dormir. Chaque craquement du chalet me fait claquer des dents et chaque ombres autour me donnent des frissons. Que peut il bien se passer dans un endroit aussi paisible.. si il l’est vraiment ! Et je dois faire quelque chose si la vie des enfants d’à coté sont en danger. Demain matin, j’irai les voir, oui, demain matin …

 

 

 

À suivre ..

 

J'espère qu'à date ça vous plait. Je divise cette histoire en plusieurs parties pour faire durer votre plaisir.. et le mien =P          Merci de me laisser vos impressions

Par Ariane - Publié dans : Nouvelles
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